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Le Chocolat Bonnat, un vrai délice

Nous avons eu le plaisir de déguster une tablette de « Chocolat fondant au café » dénichée chez Chocolatitudes (paris 14ème). Un vrai délice. 

Nous aurons beau parler ici de chocolatiers et de chocolats et vanter les mérites de chacun. Pour moi, le chocolat Bonnat reste le meilleur de tous les temps et dans toutes ses variétés. J’ai un attachement au chocolat Bonnat depuis l’enfance. 

Découvrez dans cet article les grandes dates de l’histoire de la maison Bonnat, famille de chocolatiers de pères en fils depuis 1884, implantée à Voiron (Isère). N’hésitez pas à vous rendre sur le site de la Maison pour en savoir plus. 

Car l’histoire ne commence pas avec Stéphane Bonnet mais bien avant …

Né en 1861, Félix Bonnat, apprend son métier de son père. Il s’installe à Voiron, en tant que liquoriste-confiseur et fabricant de desserts. Il développe rapidement son entreprise. En 1883, Rodolphe Lindt a déjà inventé le conchage, les techniques chocolatières évoluent à grande vitesse et Félix Bonnat décide de s’équiper de la dernière innovation des chocolatiers Suisses, le casse-cacao tarare.

Félix Bonnat crée son atelier en 1884 spécialisé dans la transformation des fèves de cacao en chocolat. Il sélectionne et torréfie ses fèves et dès la fin des années 1880, il lance le premier grand succès Bonnat, les «Pavés de Voiron». Ces bonbons sont alors diffusés en France métropolitaine et dès 1901, ils sont expédiés vers tous les comptoirs des colonies Françaises.

C’est ainsi que débute l’ouverture au monde … 

Se succèdent alors les créations ‘internationales’ : 

  • 1900 : Félix Bonnat invente le Plum-cake Moscovite et obtient une médaille lors de l’Exposition Universelle.
  • 1904 : il crée deux nouveautés la Krugette et l’Orangine, à base d’écorce d’orange confite enrobée de chocolat.
  • 1906 : l’Egypte est à l’honneur et il crée le gâteau Sphinx, qu’il est toujours possible de déguster à Voiron (ganache posée sur un mystère de cacao).
  • 1919 : la Maison Bonnat crée une pâtisserie nouvelle, dont la simplicité extérieure cache une merveille de praliné : Antinea.
  • 1924 : L’Exposition Universelle de 1925 se prépare et Bonnat crée Le Pralin Sport Bonnat (Praliné, cacao, couverture de noisettes grillées).

Felix Bonnat travaillera avec sa femme, ses fils (Gaston et Armand) et ses belles filles : les hommes aux labos et les femmes à la vente. 

En 1956, Raymond Bonnat, fils de Gaston et petit fils de Felix, prend la relève. Après des études commerciales, il fait son tour de France, se forme à l’Ecole des Chocolatiers à Bâle, la très prestigieuse COBA, et fait son tour de Suisse. Il se marie en 1959 et son épouse Nicole, fille d’hôteliers bien connus de la région le secondera. 

Pendant plus de vingt ans, il développera la réputation et la qualité de sa Maison en France et à l’international. 

  • Pour les 100 ans de la chocolaterie, il invente les tablettes « Grands Crus », à base de fèves d’origine pure et alors inédites qui lui vaudront la plus haute récompense « Intersuc ». 

Cécile et Stéphane Bonnat (2 des 4 enfants),  perpétuent aujourd’hui la tradition. 

« Chaque chocolatier se distingue par son savoir-faire, sa manière de travailler, par une signature. Par exemple, Philippe Bernachon, François Pralus, Pierre Marcolini et moi avons en commun la même parcelle de cacao de Chuao. En travaillant les fèves de cette même parcelle et issues d’une même récolte, aucune de nos tablettes ne sera identique. Ce qui me différencie également est que je sélectionne non seulement les fèves mais aussi les terroirs sur lesquels certains types de cacaoyers seront cultivés plutôt que d’autres. Je me déplace à peu près une vingtaine de fois par an dans des pays où je visite entre trois et sept plantations, principalement en Amérique du Sud et en Amérique centrale. » Stéphane Bonnat – lapassiondugout.com

Stéphane Bonnat veille avec un soin au maintient de la qualité. Il n’hésite pas à payer le cacao 5 fois plus cher que le cours pour favoriser une meilleure culture. 

« Le prix du kilo de cacao est pour nous très simple à calculer. On demande combien d’argent les planteurs ont besoin pour vivre dans l’année, on ajoute les frais de scolarité de leurs enfants, éventuellement une couverture sociale, et au cas où on rajoute encore 20%. C’est comme ça qu’on achète notre cacao. Au Brésil par exemple, chaque tonne de cacao achetée permet de payer les matériaux nécessaires à la construction d’une vraie maison de qualité de 70 m2 pour trois. » Stéphane Bonnat – lapassiondugout.com

Pour en savoir plus sur le chocolat Bonnat et sur les produits Bonnat rendez-vous sur le site www.bonnat-chocolatier.com.

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